A quoi ressemblera le Festival de Saintes dans 50 ans ?

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Le festival de Saintes s’apprête à clôturer sa 47° édition, Pierre a voulu anticiper et s’est posé la question « Et dans 50 ans, à quoi pourrait-il ressembler ? »

On se demande souvent s’il faut rester sur ses acquis ou innover, quitte à s’éloigner du concept initial. Cette idée, appliquée au festival de Saintes, renverrait à plusieurs questions. Faut-il tout chambouler ? Que se passera-t-il pour le festival dans les cinquante prochaines années ? Pourrait-on imaginer un festival intégralement en réalité virtuelle ? La disparition des instruments acoustiques au profit du numérique ? Participer au festival partout dans le monde avec un live ? Le festival s’exportera-t-il à l’international ? Les festivaliers ont répondu tour à tour aux questions.

Pour Françoise, 87 ans, le festival c’est tout d’abord un « un événement qui dure depuis 47 ans » et qui n’a « presque pas changé depuis… », elle n’espère d’ailleurs ne pas le voir se métamorphoser en un festival mêlant d’autres genres de musique… Pour elle, le festival « c’est l’âme de Saintes » et c’est avant tout un festival uniquement réservé au baroque… Quid des instruments baroques électroniques ? « Une aberration » pour elle, « le baroque est et a toujours été solidement ancré dans le passé »… Pourquoi chercher à le révolutionner ? »

Clothilde, 79 ans, est d’un tout autre avis… Après avoir expliqué le principe d’un live sur internet. Elle trouve effectivement que l’idée est « ingénieuse » et semble conquise par cette « innovation » qui pourrait « faire parler du festival au-delà des frontières de la région ». Quant aux instruments baroques électroniques, elle reste elle aussi réservée et ne veut pas « dénaturer » son festival qui a des origines « très anciennes »… La réalité virtuelle étendue à tout le festival ? Elle ne « voit pas de mal à cela » mais ne souhaite pas que cela devienne un point central du festival ».

Pour Annabelle 51 ans, c’est la toute première fois qu’elle vient au festival et concède qu’elle n’a pas le recul nécessaire pour juger si des évolutions « comme celle-ci » (réalité virtuelle, instruments électroniques) ne vont pas dénaturer le festival de Saintes. En revanche, elle reconnaît que le fait d’élargir « le socle du public visé » est primordial pour le « futur du festival ». Elle est donc également favorable au live tant que le festival peut être vécu « de manière naturelle ».

Pour Christian, 34 ans, c’est indéniable, « il faut moderniser tout cela ». « Ce n’est pas remettre en cause le baroque qui est l’élément qui est l’élément premier du festival » mais plutôt « d’attirer les jeunes générations » pour « faire vivre le festival pour les années à venir ». Il approuve également l’idée du live qui pourrait au fil des années « inciter les jeunes à venir réellement pour profiter pleinement du festival plutôt que derrière un écran ».

Le festival est forcément destiné à évoluer comme il l’a fait au cours des 47 dernières années. Il sera peut-être désormais possible de voir des instruments baroques modernisés, des concert avec plus de 300 musiciens, des lives diffusés dans le monde entier ou encore de la réalité virtuelle étendue à tout le festival, au grand dam de certains ou pour le plaisir des autres.

Pierre