Spectateurs, paroissiens, habitants, riverains …Venez échanger autour de l'Abbaye aux Dames !
Découvrez la magie de la musique sur instruments d'époque à la lueur de la bougie !
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En 1047, Geoffroy Martel, Comte d'Anjou et sa femme, Agnès de Bourgogne fondent le premier monastère de femmes de Saintonge. Cette abbaye bénédictine (règle de Saint-Benoît) est richement dotée : des terres et des marais salants sur le littoral saintongeais, mais aussi des biens territoriaux en Sèvre Niortaise. Ces possessions seront préservées et enrichies jusqu'au XVIIIe siècle. L'Abbaye porte cependant encore les "cicatrices" d'une histoire mouvementée (Guerre de Cent Ans, Guerres de Religion). Au XVIIe siècle, deux incendies successifs causent de nombreux dommages. Suite à ces derniers, les bâtiments conventuels sont reconstruits dans leur totalité (sous la conduite de Françoise de Foix).
A la révolution, les moniales sont chassées, les bâtiments sont changés en prison. Sous l'Empire, elle devient caserne militaire.
L'abbatiale devient propriété municipale et est restaurée en 1924. Elle est rendue au culte en 1939. il faudra attendre les années 1970-80 pour voir les bâtiments monastiques restaurés et inaugurés en 1988 par François Mitterand.
C'est à l'Abbaye aux Dames que se déroule le Festival de Saintes (40e édition en 2011), l'un des rendez vous estivaux le plus prisé des mélomanes. Mais au delà du festival, l'Abbaye vit toute l'année en musique : saison musicale, Jeune Orchestre atlantique, éducation musicale par les pratiques vocales collectives, expositions ...
Sa construction a été achevée en 1047. Le plan de départ était basilical (en forme de croix) et l'église était couverte d'une simple charpente.Mais des modifications sont apportées au milieu du XIIe siècle :
- Le clocher est repris et une nouvelle façade est construite.
- L'église est allongée à l'Est et à l'Ouest sa couverture de charpente est remplacée par des coupoles en pierre.
Celles-ci seront ruinées par l'incendie de 1648 et remplacées par des planchers.
L'Abbaye disposait à l'origine d'un plan centré sur son cloître (dont il ne reste que les vestiges) autour duquel on trouvait le réfectoire, les cuisines et le dortoir.
Mais après l'incendie de 1648, l'Abbesse Françoise de Foix décide de faire reconstruire les bâtiments en pierre, dans le prolongement du transept de l'Abbatiale. Ces bâtiments conventuels accueillant à l'époque une centaine de moniales, sont bâtis dans un style classique par l'architecte Jacques Guérinet. On doit à ce dernier des constructions militaires sur le littoral. Ce qui explique que les bâtiments conventuels puissent rappeller l'architecture militaire du XVIIe siècle.
Datant du XIIe siècle, les programmes sculptés du portail occidental et du clocher de l'abbaye témoignent de la maturité de la sculpture romane saintongeaise. Celui-ci aura un rayonnement conséquent dans la région (Trizay, Corme-Ecluse, Aulnay ...)